Au service de l’humain dans nos quartiers prioritaires et en renouvellement


À mi-parcours du contrat de ville, signé en 2015 pour une période de cinq ans, la Communauté Urbaine d’Arras est pleinement engagée dans des actions en faveur des habitants des quartiers prioritaires. Avec ses partenaires, elle est également très active sur le plan du renouvellement urbain de ses quartiers les plus densément peuplés.

Espace Chanteclair à Saint-Nicolas-lez-Arras - photo(c)ValérieLaforge-CUA

Environ 13 000 habitants concernés

Alain Cayet est vice-président de la Communauté Urbaine d’Arras en charge de la politique de la Ville et du Renouvellement urbain. Le premier contrat de ville de France avait été signé dans sa ville de Saint-Nicolas-lez-Arras par Patrick Kanner, alors ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. La politique de la Ville concerne plus de 12% de la population de notre territoire, soit 13 000 habitants. Pour Alain Cayet, « cette densification de l’habitat aboutit à concentrer des difficultés. Notre attention est portée sur l’amélioration du quotidien de nos concitoyens sur ses aspects sociaux, économiques, culturels, éducatifs ou encore de santé. »

Alain Cayet, vice-président Politique de la Ville et Renouvellement urbain

La philosophie des actions menées est de lutter contre les inégalités, « afin que nos quartiers classés prioritaires soient tout simplement des quartiers de vie « comme les autres » ». Aux côtés de la Communauté Urbaine d’Arras sont mobilisés l’État, les institutions publiques, la CAF, les associations, les bailleurs, les conseils citoyens et les élus des communes. « Chaque quartier a son histoire, sa sensibilité. On ne plaque pas le même projet de rénovation de l’un sur l’autre. Les habitants font leurs quartiers et ils y sont attachés. La Communauté Urbaine d’Arras est à leur écoute. »

Créer de l'activité dans les quartiers

La Communauté Urbain d’Arras est attentive à permettre aux habitants des quartiers d’y créer de l’activité, de l’emploi et de la valeur. Un accompagnement spécifique leur est proposé par un chef de projets CitésLab. Cette fonction est assurée par Stéphane Éfoua. Il aide toute personne qui a la volonté de créer, en partant de l’idée d’activité envisagée : « S’engager dans une démarche de création ou de reprise d’entreprise est enrichissant en termes d’expérience. »

Stéphane Éfoua reçoit sans rendez-vous pour un premier contact, lors de ses permanences. Il s’agit tout d’abord de structurer le projet. La question du financement se pose rapidement. Il rassure : « Quand il s’agit de trouver des fonds pour démarrer, des solutions existent en complément d’éventuels prêts classiques à la banque. » Une fois le chemin vers la création parfaitement éclairé, Stéphane Éfoua dirige vers les bons partenaires : « Ne vous lancez pas seul ! »

Contact : Stéphane Éfoua, chef de projets CitésLab, 06 45 07 43 89

Ses permanences ont lieu :

  • Lundi Centre social Jean Jaurès à Arras de 9h30 à 12h / Centre socioculturel d’Achicourt de 14h à 16h30
  • Mardi Casa Saint Exupéry à Arras de 9h30 à 12h / Centre socioculturel d’Achicourt de 14h à 16h30
  • Mercredi CCAS de 14h à 16h / K-fèt de 16h à 17h30 à Saint-Nicolas-lez-Arras
  • Jeudi Maison du projet Jean Jaurès à Arras de 14h à 16h30
  • Vendredi M@ison des Rosati (ex Casa Van d’or) de 9h30 à 12h / Maison du projet Jean Jaurès de 14h à 16h30 à Arras
CitésLab est un dispositif national de la Caisse des dépôts et consignations, soutenu par la Région, avec la participation de la Communauté Urbaine d’Arras, porté par Initiative Grand Arras.
photo(c)ValérieLaforge-CUA

Les habitants impliqués

Les habitants contribuent au renouvellement urbain via les maisons de projet et les centres sociaux. Des projets audacieux se dessinent avec eux. Ils sont notamment mobilisés à Arras Tour Cézanne sur une reconversion innovante économe en énergie, quartier Saint-Michel sur une mise en lien entre le Val de Scarpe et le centre-ville, quartier Baudimont sur une nouvelle synergie avec les quartiers voisins. Les autres quartiers ne sont pas oubliés. À Saint-Nicolas-lez-Arras par exemple, sur le quartier Chanteclair, il reste du logement à construire pour terminer le projet de rénovation urbaine.

photo(c)ValérieLaforge-CUA

Au quartier Saint-Michel, les habitants se retrouvent à la M@ison des Rosati, maison du projet installée dans une partie du local du service jeunesse. La résidence a été construite en 1982. Depuis, elle n’a pas connu de rénovation majeure, à l’exception d’un changement des fenêtres des 412 logements, passées en double-vitrage. La mairie, la Communauté Urbaine d’Arras et Pas-de-Calais habitat, bailleur de cette résidence, ont officialisé les grandes lignes de la transformation du quartier. Elle commencera par des démolitions.

Le conseil citoyen tient une permanence le 1er jeudi de chaque mois. Autour de la maquette du quartier tel qu’il deviendra, les habitants échangent des informations ou font part de leurs besoins. Comme un vaste rond-point, la résidence Saint-Michel est coupée du reste de la ville par la circulation routière autour. La maquette montre les ouvertures qui faciliteront les déplacements. 35 logements disparaîtront pour créer deux grandes allées traversantes.

Image du projet pour le quartier Saint-Michel - vue d'architecte (c)Boyeldieu-Dehaene

La traversée vers le parc des Rosati, l’accès au centre-ville et à ses services, ainsi que l’accès au Val de Scarpe seront facilités. Les sols seront mis à niveau, une vraie place publique sera créée. D’importants aménagements de voirie devront être menés par la Communauté Urbaine d’Arras autour de la résidence. Son ouverture sera complétée par une réhabilitation des logements. Les commerces seront gardés.

Nouveau pôle éducatif du Val de Scarpe

Les villes d’Arras et de Saint-Laurent-Blangy prévoient l’ouverture en début d’année du nouveau pôle éducatif partagé du Val de Scarpe. Les enfants de l’école maternelle Georges-Brassens, enclavée dans la résidence Saint-Michel, ceux de l’école Victor Hugo d’Arras et ceux des maternelles du quartier Blangy de Saint-Laurent-Blangy y poursuivront leur scolarité. Il s’agira de la première étape marquante de la transformation de l’îlot Saint-Michel.

Cette opération globale se chiffre à environ 33,5 millions d’euros pour Pas-de-Calais habitat, la Communauté Urbaine d’Arras et la Ville d’Arras, avec le soutien financier de leurs partenaires. Sur cette enveloppe, le projet structurant du pôle éducatif du Val de Scarpe représente à lui seul un investissement de près de 9 millions d’euros, auquel la Communauté Urbaine d’Arras apporte son fonds de concours à hauteur de 800 000 €.