Le curage de la Scarpe se poursuit   Mise à jour récente !


L’opération de retrait de 36 000 m3 de sédiments dans le canal de la Scarpe doit se terminer fin février.

La Communauté Urbaine d'Arras propriétaire

La Communauté Urbaine d’Arras a repris l’été dernier à Voies Navigables de France (VNF) la propriété de la Scarpe et de ses abords, de l’écluse de Saint-Nicolas-lez-Arras à celle de Saint-Laurent-Blangy. Elle a lancé mi-novembre une importante opération de curage de cette partie du canal. Concrètement, des barges sur l’eau équipées de pelles mécaniques extraient les sédiments du fond du canal. En tout, 36 000 m3 sont à retirer ! Des échantillons de sédiments ont été analysés et la plus grosse partie (30 000 m3) est inerte, c’est-à-dire sans risque pour l’environnement et la santé.

Traitement différencié des sédiments

Ces sédiments sont transportés par des bennes étanches et servent à remettre en état une ancienne carrière située à 25 km. L’autre partie des sédiments, non inertes et non dangereux, est transportée par voie fluviale pour être reprise par une société spécialisée en Belgique qui les valorisera. Le chantier a été préparé en partenariat étroit avec les services de l’État et a reçu une autorisation préfectorale. Il est confié à un groupement d’entreprises locales, capable de mettre en œuvre le traitement différencié des sédiments.

Développer une filière locale de valorisation

Les objectifs de ce curage de la Scarpe, dans le cadre du programme « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi) » : lui redonner une bonne capacité d’écoulement et retrouver l’usage du bassin d’eau plate pour les pratiques sportives et de loisirs. Il devrait permettre aux poissons de trouver de meilleures conditions pour s’épanouir et surtout à la Communauté Urbaine d’Arras de mener un entretien régulier. La Scarpe rivière apporte en permanence des sédiments dans le canal. Une filière locale pour les valoriser est à l’étude avec l’école des Mines de Douai et le SMAV*. L’actuel curage est mené à une période de l’année où la nature est au repos, afin de ne pas perturber la faune et la flore, et doit se terminer fin février. Il représente environ 1,8 million d’euros TTC. Un soutien de la Région** à hauteur de 450 000 € a été demandé.

Le curage de la Scarpe va contribuer à son caractère naturel, valorisant de notre territoire.

* Syndicat mixte Artois valorisation.

** Dans le cadre du Praddet, programme régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires.