Le Home des Rosati inspire le Gouvernement


Créé il y a 12 ans, le Home des Rosati est pionnier dans la prise en charge des hommes auteurs de violences conjugales. La Communauté Urbaine d’Arras soutient cette expérience originale, retenue parmi les mesures contre les violences faites aux femmes.

Le Home des Rosati est le premier lieu créé en France dédié à l’hébergement, sur décision de justice, des hommes violents. Soumis aux règles de vie de cette structure, ils sont pris en charge par des éducateurs du Coin familial pendant un minimum de trois semaines. Au cours d’un programme de séances collectives et individuelles, ils prennent conscience de leurs actes, du mécanisme de leur violence et de ses conséquences. Les résultats sont là : le taux de récidive est très bas.
Le pari est d’éloigner les hommes violents du domicile familial, plutôt que leurs victimes. Celles-ci sont bien sûr suivies de leur côté, par des associations d’aide.

Le Home des Rosati, à dupliquer dans toutes les régions

L’expérience du Home des Rosati a retenu l’attention de Marlène Schiappa, venue le visiter. À l’issue du « Grenelle des violences faites aux femmes », le Gouvernement a annoncé comme mesure phare le lancement d’un appel à projets, pour dupliquer des centres du même type dans toutes les régions.

Le Home des Rosati est né en 2008 d’un projet porté par Jean-Pierre Valensi, procureur au tribunal de Grande instance d’Arras.

Douze structures y ont uni leurs savoir-faire pour prendre en charge les hommes auteurs de violences conjugale. La Communauté Urbaine d’Arras, pilote du centre intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance, instance où se rencontrent régulièrement les forces de police, de gendarmerie, les magistrats, procureurs, a tout de suite été associée au dispositif, tout comme les associations d’aide aux victimes.

Depuis, près de 700 auteurs de violences ont été hébergés au Home des Rosati à Arras. Pour qu’il fonctionne, le budget alloué est de 127 000 euros chaque année, avec des subventions de l’État et de la Communauté Urbaine d’Arras. Un coût est moins élevé que la prise en charge d’une femme et de ses enfants en centre d’hébergement d’urgence.