Partager son toit avec un plus jeune


Des jeunes partagent le toit de personnes âgées. Cette façon de se loger lutte contre l’isolement, une vocation de l’association Générations et Cultures.

(c) Communauté Urbaine d'Arras - V. Laforge

Binômes en fonction de chacun

Albert Chartrez participe au programme, « un toit à partager ». Il a déjà accueilli plusieurs jeunes. « Chez moi, il y a une grande chambre libre et je vis seul. J’ai une grande famille avec des petits et arrières petits-enfants, j’ai gardé un caractère jeune ! Partager mon toit est un programme qui fonctionne très bien. Ça me permet de ne pas être isolé. » Depuis mars, il loge Justine, étudiante. « Nous nous entendons très bien. Nous dînons ensemble et avons des moments de partage précieux pour nous deux. Nous sommes allés à la mer par exemple. Justine m’aide aussi spontanément dans les petites tâches du quotidien. »

Les binômes personne âgée/jeune ne sont pas formés au hasard. Ils sont constitués en fonction des personnalités, des attentes et du rythme de vie de chacun. Aujourd’hui, le programme compte 50 binômes sur le territoire de la Communauté Urbaine d’Arras, de Lille, de Dunkerque et du bassin minier.

Suivi mensuel et relation sécurisée

Ce système de cohabitation intergénérationnelle s’inscrit dans une démarche solidaire. Le senior a un complément de revenu non imposable ainsi qu’une présence quotidienne. Le locataire lui, bénéficie d’un logement à petit prix dans un cadre serein (modalités financières détaillées ici). De plus, le jeune issu d’une autre région ne se retrouve pas seul dans une ville qu’il ne connait pas.

L’association Générations et Cultures veille à ce que tout se passe pour le mieux (logement convenable, proximité de moyens de transports, payement du loyer…). Elle assure un accompagnement personnalisé et un suivi mensuel des hébergeurs et des hébergés tout au long de la cohabitation. La relation hébergeur/hébergé est aussi sécurisée par des conventions.

Renseignements : association Générations et Cultures, 03 20 57 04 67

Texte : Filippine Blondel