Un mémorial des régiments met à l’honneur la riche histoire militaire de la Citadelle d’Arras   Mise à jour récente !


En hommage aux régiments et à leurs hommes qui ont tenu garnison dans la Citadelle, la Communauté Urbaine d’Arras a réalisé un ensemble de plaques mémorielles porte Dauphine.

350 ans d'histoire militaire

Fantassins, grenadiers, cavaliers, dragons ou autres chasseurs ont par milliers foulé les pavés de la place d’Armes de la Citadelle d’Arras et la Communauté Urbaine d’Arras a souhaité marquer durablement le souvenir des troupes qui y ont stationné.

Ainsi la Communauté Urbaine d’Arras, avec le concours du Comité d’Entente des anciens combattants, victimes de guerres et sociétés patriotiques, a réalisé ce mémorial des régiments d’Arras, lieu de mémoire et de recueillement. Il est situé à l’intérieur de la Citadelle, sur l’arrière, près de la porte Dauphine qui donne sur le bois. La partie des remparts qui l’accueille vient tout juste de bénéficier de travaux de rénovation.

Après 350 ans d’une riche histoire militaire, la Communauté Urbaine d’Arras mène avec succès la reconversion de ce site. Inscrite il y a 10 ans au patrimoine mondial de l’Unesco, la Citadelle est aujourd’hui un quartier de ville mixant logements, activité économiques et de services. C’est aussi un poumon vert avec son bois, apprécié des promeneurs et des sportifs.

Les régiments qui ont marqué l'histoire de la Citadelle

Les plaques de bronze portent les blasons et insignes de régiments, ayant particulièrement marqué l’histoire de la Citadelle d’Arras.

Parmi eux : les 1er, 2ème et 3ème régiments du Génie. Ils sont issus d’unités de sapeurs regroupées en trois régiments, dissous après la bataille de Waterloo et reconstitués en 1817. Ils prennent les noms d’Arras, de Metz et de Montpellier, trois villes dans lesquelles ils tiennent garnison par rotations tout d’abord. Arras est ville de garnison du 3ème régiment du Génie de 1871 à 1914 et de 1919 à 1939. La devise du Génie : « Parfois détruire, souvent construire, toujours servir ».

Le 16ème bataillon de chasseurs à pied a été créé sous le Second Empire. Participant à tous les conflits depuis 1870, il arrive en garnison à Arras en 1946. Il combattra en Algérie puis au Maroc, jusqu’à sa dissolution en 1959. Une compagnie de chasseurs restera à Arras jusqu’en 1964.

Le 7ème chasseurs est l’héritier du 7ème régiment de chasseurs à cheval créé en1788 et du 7ème régiment de chasseurs d’Afrique créé en 1914. S’étant illustré dans de nombreuses batailles en Russie, en Italie, en Allemagne et en France, il a notamment combattu en 1914 dans la région de Mont-Saint-Éloi. Dissous en 1942 et recréé en 1964, le 7ème régiment de chasseurs a tenu garnison à la citadelle d’Arras jusqu’en 1993.

Le 601ème RCR, dernier régiment arrageois

L’arme du Train a été créée en 1807 par Napoléon 1er. Artisane de la Voie Sacrée durant la Grande Guerre, elle fut présente dès sa création dans tous les conflits pour transporter, ravitailler, évacuer, orienter et combattre. Le 525ème groupe de transport puis le 625ème régiment du train et le 601ème régiment de circulation routière, formations de l’arme du Train, ont été présentes à Arras de 1959 à 2009, au quartier Schramm puis à la citadelle. Le 601ème régiment de circulation routière (RCR) a occupé cette citadelle de 1994 à 2009, année de sa dissolution. Il est le dernier régiment arrageois. La devise du Train : « toujours tout droit ».